vendredi 7 mai 2010

La Münster cathédrale d'Ulm, la plus haute cathédrale du monde








a cathédrale (Münster) luthérienne Saint-Marie est l'église la plus haute du monde avec son clocher qui atteint 161,5 mètres (530 pieds) de haut et avec ses 768 marches. C'est un exemple exceptionnel de l'architecture gothique religieuse qui a été, de 1890 à 1908, le plus haut édifice du monde.







Une première église a été érigée, dès 600, sur le site important et stratégique qu'est le confluent du Danube et du Blau. En 1813, Charlemagne lui a donné cette importance alors que l'église et son palais relevaient du monastère de Reichenau.
Au cours du XIVe siècle, la ville d'Ulm étaient devenu riche et libre dans le duché de la Souabe sous les Saliens et sous les Hohenstaufen. En 1377, anxieuse d'être libérée de la dépendence du monastère de Reichenau et inquiète par le fait que lors d'un siège avorté, au cours de l'année précédente par l'empereur Charles IV, où on leur a défendu l'accès à l'église alors qu'elle était sise hors les murs, la populaire de la ville démonta l'église et, en dedans de six semaines, l'avait remontée à l'intérieur des murs. Cette même année, les fondations d'un nouvel édifice, dédié à Sainte Marie, furent posées. Il eut une longue période, entre 1547 et le XIXe siècle, où il n'eut aucune construction même après que l'église devint protestante après la Réforme. La construction ne reprit qu'en 1844 pour enfin être complétée en 1890 lorsque le clocher fut terminé.


Portail central (voussures)


Portail central


Heinrich Parler, issu d'une famille d'architectes renommés, commença la construction. Son frère, Michael, lui succéda suivi d'un autre Heinrich Parler et puis par Ulrich Ensinger qui insuffla à l'édifice son caractère: sa hauteur, ses hautes fenêtres et l'addition de la tour. Son fils, Matthaüs, fut responsable pour réaliser les voûtes du choeur au milieu du XVe siècle.
La première partie à être érigée fut la longue nef, un simple tunnel de 123 mètres (410 pieds) de long sans allées latérales ni transepts. Vu la rareté de la pierre, une combinaison de pierre et de brique fut utilisée. Les allées doubles - chacune de la même largeur que la nef - furent ajoutées plus tard au cours du même siècle. Ceci veut dire que la combinaison de la nef et les allées donne une largeur de 44 mètres (147 pieds): une ampleur immense en rapport à sa longueur.
Les architectes ont compensé pour l'absence des fenêtres au niveau des claires-voies en insérant, dans les allées, des hautes fenêtres ornées de fines nervures. Toutefois, au début des années 1500, les allées sont été subdivisées avec des piliers minces mais qui a pu pour résultat de restreindre la lumière dans la nef.
La construction de la tour principal débuta en 1419 et, vers 1477, la section rectangulaire était en voie de construction alors que la construction de la section octogonale débuta en 1492 et fut arrêtée en 1529.





La hauteur de l'édifice ajoute à l'impression d'immensité avec une nef et les tours latérales qui s'élèvent à 41 mètres (138 pieds) du sol. La construction de la majestueuse tour de l'ouest - d'une hauteur supérieure à la longueur de la nef - souleva des problèmes de statique qui seront soulutionnés que dans les années 1500 par Ulrich Engelhard. Elle domine tellement l'extérieur de la cathédrale qu'on en oublie les deux belles tours jumelles érigées à l'est. Celles-ci, complétées tard au XIVe siècle, sont de délicats cones octagonaux qui s'élèvent dans une cascade de pinnacles décorés de nervures ajourées. La façade occidentale, dominée par la majestueuse tour, comprend aussi un agréable porche avec ses deux portes de style Renaissance. Entre celles-ci, sur le trumeau, on remarque une sculpture remarquable, de Hans Multscher, sur le thème de «l'Homme de la souffrance».



l'Homme de la Souffrance

La construction fut suspendue en 1543, au début de la période de Réforme, et la rage iconolaste a détruit une grande partie de la décoration originale. Les travaux reprirent, en 1844, sur la cathédrale maintenant protestant, avec la construction finale de la tour par Hans Kun et Matthäus Böblinger. Les travaux furent complétés en 1890.
L'intérieur dégage un esprit de grandeur et ce, accentué par la simplicité de sa décoration. On y retrouve, entre autres, les magnifiques stalles du choeur dont les sculptures furent exécutées par Jörg Syrlin père entre 1469 et 1474. Ces sculptures sont parmi les meilleures sculptures médiévales en Allemagne. Aussi dignes de mention, la chaire et son abat-voix réalisé par Jörg Syrlin fils, et l'autel exécuté par Hans Multscher.





La chair



L'autel



Les fonds baptismaux

Vitraux de la Visitation

Les stalles de Jörg Syrlin


St Georges terrassant le dragon, vitraux de la chapelle de la nef



Même sans transepts, les doubles allées latérales et l'abside pentagonale sans déambulatoire donnent une sensation d'une énorme largeur. La cathédrale mesure 141 mètres (464 pieds) de long par 48,5 mètres (159 pieds) de large; la nef mesure 41,5 mètres (136 pieds) de long par 14,3 mètres (47 pieds) de large; la riche voûte en réseau qui coiffe les allées s'élève à 20,7 mètres (68 pieds) du sol. Les tours du choeur, reconstruite lors de la restauration, s'élève à 86 mètres (282 pieds).








La cathédrale fut sauvée des bombardements, au cours de la Deuxième guerre mondiale, principalement à cause du brouillard qui recouvrait, régulièrement, la région d'Ulm. Parce qu'il était difficile de naviguer dans cette région, les Aliés estimaient que la cathédrale était un monument trop important pour risquer qu'accidentellement, elle soit détruite.





Les orgues
La cathédrale possède 4 orgues: en tribune arrière, un très grand orgue du facteur Walcker, un orgue de choeur de 20 jeux répartis sur deux claviers et pédalier du facteur Rieger, un orgue de chapelle (Kappelenorgel) de 14 jeux répartis sur deux claviers et pédalier du facteur Tzschöckel, et un positif de 9 jeux du facteur Walcker.

L'orgue de tribune

Il est pensable que des orgues ont existées dans les édifices précédant la cathédrale actuelle. Une première mention, retrouvée dans les archives, remonte à 1416 alors qu'il est question d'un rapport soumis par l'organiste. Quant à la mention suivante, elle remonte à 1431 alors qu'un orgue est construit par le facteur Ludwig, de Breslau. Cet instrument sera agrandi, par Konrad Rotenburger, une première fois en 1439 et une seconde fois en 1488.
L'orgue est détruit lors de la Réforme. Un ancien rapport mentionne que « lorsqu'ils n'étaient pas capable de détruire la tuyauterie et le buffet avec leurs mains nues, ils utilisaient des cordes et des chaînes et même des chevaux pour les démolir ».
De 1576 à 1579, le facteur Kaspar Sturm, de Schneeberg, fut chargé de construire un nouvel orgue de 34 jeux et possédant plus de 3 000 tuyaux au coûts de 11 000 florins. En 1595 (ou 1599), les facteurs Conrad Schott, Peter Grünwald, de Nürnberg, and Andreas Schneider, de Reutlingen, agrandissent l'orgue à 39 (ou 40) heux. Entre temps, le théologien Martin Luther approuvait l'utilisation de la musique et de l'orgue durant les services religieux.





En 1630, l'orgue est rénové par Johannes Meier. En 1698, une violente tempête s'abat sur la tour et ruine 500 tuyaux. Ils seront réparés l'année suivante par Chrysostomus Baur.
Après quatre ans de travail, Georg Friedrich Schmahl installe, en 1735, de nouveaux claviers, de nouveaux sommiers ainsi qu'une division de Rückpositiv. L'instrument possède alors 45 jeux répartis sur trois claviers et pédale. C'est cet instrument que joua Wolfgang Amadeus Mozart lors d'un arrêt à Ulm au cours de l'été 1763.
En 1856, le facteur Eberhard Friedrich Walcker agrandit l'orgue à 100 jeux répartis sur quatre claviers et pédalier (double pédale) avec une traction mécanique. À ce moneut, cet instrument est le plus grand au monde.
Un nouveau buffet est construit pour l'instrument en 1880 et, en 1930, la traction mécanique est remplacée par une traction électro-pneumatique et l'on ajoute neuf nouveaux jeux.
L'instrument est complètement reconstruit, de 1967 à 1969, par la firme Eberhard Friedrich Walcker & Co., de Ludwigsburg, tout en réutilisant la tuyauterie existante. Le devis et la conception du buffet sont l'oeuvre du Dr. Walter Supper. L'instrument, considéré comme étant l'opus 5000, possède maintenant cinq claviers manuels et environ 8 900 tuyaux.
En 1997, un combinateur électronique fut installé par le facteur Reinhard Tzschöckel, de Althütte.

Les autres orgues

En 1960, un orgue de choeur, installé en nid d'hirondelle, est installé par la firme Rieger Orgalbau sur le mur sud du choeur au-dessus des stalles. Le devis a été élaboré par Helmut Bornefeld. Il s'agit d'un instrument à traction mécanique et sommiers à registres avec 20 jeux répartis sur deux claviers manuels et pédale. Il est principalement utilisé pour les services du soir et les mariages.
En 1962, un positif, construit par la firme Walcker et possédant 5 jeux, un sommer à registres et une traction mécanique, est utilisé comme « basse continue » lors de concerts avec choeur et orchestre.
En 1977, un orgue, construit par Reinhard Tzschoeckel, est installé dans la chapelle Konrad-Sam-Kapelle. Il s'agit d'une instrument à traction mécanique et sommiers à registres de 14 jeux répartis sur deux clavier smanuels et pédale.

lien vers l'article source : http://www.uquebec.ca/musique/orgues/allemagne/ulmsm.html